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dimanche 6 juillet 2008

Some Kind of Monster


J’avais déjà eu l’occasion de voir le documentaire tourné sur l’enregistrement de St Anger par Metallica, Some kind of monster, primé au Sundance festival, excusez du peu. Là j’ai pu le revoir et découvrir les bonus, d’abord c’est toujours une véritable pépite : le plus grand groupe de hard rock, en termes de réputation et de ventes, se laissant filmer pendant l'enregistrement d'un album alors que cela fait déjà quelques années qu'ils n'ont plus ni enregistré, ni tourné, que leur bassiste vient de les quitter au bout de 14 ans et enfin alors qu'ils sont au bord de l'implosion.



Au-delà du contexte, qui suffirait déjà à susciter l'intérêt d'un documentaire, à savoir filmer le processus de création au sein d'un groupe, se greffe le processus de création chaotique qui a toujours été celui de Metallica. En effet jusqu'alors l'essentiel du processus de création était partagé entre Lars et James, les autres: Kirk et Cliff à l'origine , puis Dave, avant d'être viré, puis Jason, avant qu'il ne claque la porte, n'intervenant qu'à la « marge ». Cette dynamique de groupe, qui a longtemps reposé uniquement sur des duos, s'oriente pour l'enregistrement de cet album sur un processus de création partagé par tous et même construit ensemble dans le studio d'enregistrement, sans préparation préalable. Se greffe à cela les relations conflictuelles qu'entretiennent James et Lars, en particulier, mais aussi tous les membres du groupe pris dans les claquages de porte et autre coups de gueule. Enfin coup de théâtre en plein enregistrement de l'album, en pleine thérapie de groupe, James intègre un centre de désintoxication pour une durée indéterminée.




Au-delà de l'intérêt que revêt ce documentaire pour les fans de Metallica il me semble qu'il est largement susceptible d'intéresser tous ceux qui aiment la musique et qui sont intrigués par le processus de création d'un album au sein d'un groupe. Il est aussi intéressant à titre d'expérience psychologique car on y retrouve une évolution majeure qui se déroule sous nos yeux, les relations au sein de Metallica ayant toujours été basées sur le mode du conflit on peut se demander si le groupe est capable de survivre à 20 ans de conflit mais aussi de changer son mode de relation sans pour autant se disloquer. C'est le pari qu'ils font.


Ils sont accompagnés dans leur démarche par leur manager Bob Rock, qui permet de servir de ciment à ce groupe le temps de l'enregistrement et qui vers la fin du documentaire cède, à regret mais de son propre chef, la place à un nouveau bassiste. C'est une chose d'ailleurs fort surprenante que de voir un des plus grands groupes recruter un bassiste car ils font véritablement passer des auditions à des « pointures » de la guitare basse et du monde du rock. Lesquels sont déjà tous membres d'un groupe, (mais qui ne rêverait pas d'intégrer Metallica !), et viennent comme des gamins passer une audition devant ce qui est probablement des stars à leurs yeux, le symbole d'un rêve qui a bercé leur adolescence. Chose étrange que ces auditions... Comment est-ce qu'on peut savoir que la personne, au-delà de ses talents musicaux, va pouvoir faire partie du groupe, s'y intégrer, et y apporter sa part de créativité ? En tout cas il se passe un coup de foudre évident avec le bassiste Robert Trujillo, cela crève l'écran littéralement. D'abord il semble relativement à l'aise, compte tenu des circonstances, sur la réserve mais à l'écoute et attentif aux demandes, respectueux du processus en cours au sein du groupe et prêt à y prendre sa place. Ensuite il faut lui reconnaître des talents littéralement monstrueux, je ne saurais vous dire s'il est le meilleur bassiste rock qui soit, en terme de virtuosité, cependant je peux vous affirmer que s'il n'est pas le meilleur il est probablement ce qui s'en rapproche le plus. Il faut lui reconnaître une technique extraordinaire, un peu comme s'il était né avec une guitare entre les mains, ses doigts sont d'une agilité incomparable et il parvient à réaliser des accords avec une rapidité que beaucoup doivent lui envier. À commencer par Kirk, que l'on voit dans les bonus, prendre un cours de guitare avec James, lequel possède une habileté que peu lui reconnaissent parce que son rôle n'est pas d'être à la technique de la guitare, alors que c'est pourtant un guitariste hors classe. Ensuite Trujillo possède un rapport assez étrange avec sa guitare, j'ai rarement vu un guitariste porter sa guitare de façon aussi basse, physiquement je veux dire, il semble entretenir avec sa guitare et la musique des relations physiques, presque animales, ce qui ressort notamment dans sa façon de jouer quand on a la chance de pouvoir l’entendre et la voir. Il a une espèce d'aisance de corporelle, d'animalité et d'immédiateté dans son rapport à la musique et à son instrument.



En extase suprême, en tout cas pour moi, on peut voir dans les bonus Metallica rendre hommage lors d'une émission télévisée à Aerosmith, un autre de mes groupes favoris, et laissent une grande surprise que de découvrir Metallica et surtout James, fan d'Aerosmith. Leurs univers sont tellement différents que c'est là une chose bien surprenante, dommage qu'il n'ait pas fait de duo ensemble, au lieu d'en faire un avec des rappeurs, comme l'avait fait quelques années plus tôt Aerosmith et Run DMC.

Ce documentaire est une chance incroyable d'assister à un moment historique, enfin un long moment puisque l'enregistrement de cet album aura pris un peu plus de 700 jours, à un tournant de la vie du groupe, un tournant de la vie de ses membres, et à des moments rares où on voit le processus créatif en marche ainsi que la dynamique psychologique du groupe. Bien qu'étant fan depuis longtemps de Metallica, avec une tendresse particulière pour les vieux albums, je dois reconnaître que l'album St Anger qui m’était déjà cher depuis sa sortie, me l’est encore plus depuis que j'ai vu ce documentaire.


Une petite pépite je vous dis, à voir absolument que l'on soit fan ou pas, et à avoir dans ses bacs.

mardi 1 juillet 2008

premiers pas dans ma deuxième vie

Bon ceux qui me connaissent savent que j'ai décidé de vivre ma vie à fond et bien j'ai un scoop je viens d'entamer la deuxième!

Ce que je vais en faire? Euhhh, au vu de mes premières performances arrêter de voler dans les arbres et croire que je peux faire pareil avec les murs (nan....pas de fonctionnalité passe muraille), et apprendre à me téléporter dans des endroits intéressants (le hard rock lounge était pas concluant et je suis bien triste de l'avouer la bibliothèque sans livre guère mieux....y-a-t-il un Ladurée? bonne question!).


Premiers pas donc dans second life histoire de voir à quoi cela ressemble, il semble que certains collègues fassent des créneaux de service public et pour être honnête cela me manque un peu...mais pour cela encore faut il trouver une bibliothèque française ou anglaise!


Hormis la difficulté à trouver des lieux qui fassent sens pour moi (j'ai dû subir de la techno car j'ai cliqué trop vite, trop contente de trouver de la musique à écouter et incapable de trouver comment m'échapper!!!!! Arghhhhh!), il y a aussi le fait que je ne me vois que de dos, bizarre, non? Ne pas me voir eut été naturel (dans la vraie vie on ne se voit que dans un reflet et on ne se déplace pas en se voyant), mais voir cette queue de cheval ridicule dont je ne peux me débarrasser cela m'énerve. Et puis au début j'ai voulu me faire des vêtements...J'ai juste oublié d'enlever ce que l'on m'avait donnés: fallait voir la dégaine!!!! La robe rose à pois sur le pantalon, le t-shirt violet et le gilet bleu canard...


Bref les premières impressions se résument à: à quoi ça sert? Mais bon je vais continuer mes explorations et me lancer dans des tutoriels basiques pour voir ce qu'il y a de si passionnant à faire dans cette autre vie...sachant que la première est déjà bien remplie!


Et puis si je trouve des trucs intéressants je vous raconterai...et dans l'intervalle si vous êtes sur second life et que vous voyez un truc qui s'appelle Bibenfolie et qui se fracasse contre un mur: faites moi signe!

mardi 17 juin 2008

hard rock

J'ai commencé la lecture de l'excellent culture Hard Rock de Nicolas Bénard, histoire de combler mes quelques lacunes sur les origines du phénomène et sa culture, comme l'indique fort à propos le titre.


Les premières pages détaillent les origines et surtout les sous genres....et là je sonde toute l'ampleur du phénomène, pour ma part je ne pratique que peu de sous genres:

- hard rock,

- doom métal (mais je ne savais pas!),

- glam métal (ça ça me ressemble assez! mais ceci dit moi j'aurais pas osé écrire d'Axl, feu les Guns'n'Roses qu'il faisait du glam métal....ce garçon semblait, sur la fin, assez peu maîtriser ses nerfs et je n'oserais guère m'aventurer à le contrarier, ceci dit si ça se trouve c'est un garçon charmant ;0), au fait quelqu'un sait ce qu'il est devenu?),

- un peu de métal néoclassique,

- du trash métal avec délectation,

- un chouille de rap métal.


Par contre aucune pratique dans le domaine des:

- hard FM,

- métal folklorique,

- pas de heavy metal ou de death metal (je suis un peu surprise!),

- zéro métal progressif,

- jamais mis la main sur du grindcore,

- juste croisé le funk metal,

- aucune accointance avec le métal électronique,

- pas de black metal pur alors que j'en avais adopté le look jadis,

- pas de métal symphonique,

- ni de métal gothique,

- rien à voir avec le métal atmosphérique

- et enfin avec le néo métal


Reste à continuer cette lecture édifiante qui ne manquera pas de me permettre de rompre avec quelques idées préconçues et de découvrir un univers à l'imaginaire riche...en tous cas je suis bien contente d'avoir enfin un peu de temps à consacrer à mes passions: lire, écouter de la zique (enfin ça je trouve toujours le temps), blogger et la petite dernière.... blogger sur mes lectures!

dimanche 15 juin 2008

Musiques....

Je persiste et signe dans ce qu'une de mes collègues appelle le « pseudanonymat », terme gracieux émanant de la non moins gracieuse Liber Libri, voir tout en bas de cette page (vous n'aviez pas remarqué ?).

Moyennant quoi j'ai décidé de me livrer un peu plus, bref de vous en donner plus, enfin pour les quatre pèlerins qui lisent ce blog, quatre pèlerins auxquels je tiens.

Musique j'avais dit, musique j’y vais... J'ai pensé à ce post en rentrant de Paris. Mon éternel compagnon, mon curves le bien nommé, et si bien assorti à sa légitime propriétaire, diffusant dans mes oreilles la musique qu'il a la bonne idée de stocker, ainsi que des photos et des vidéos.

Qu'est-ce que j'écoute ? Quels sont les musiques qui m'ont marquée ? En quoi la musique joue-t-elle un rôle central au point qu'il ne se passe pas un jour sans que j'en écoute ?


Un grand homme, le premier qui me contredit prendra un tacle, voir mes préférences, a écrit jadis : « La musique ne parle pas des choses ; elle parle simplement du plaisir et de la souffrance (qui sont les seules réalités pour le vouloir) ; c'est pourquoi elle parle tant au cœur alors qu'elle n'a rien à dire directement à la tête. » Arthur Schopenhauer

Je ne vais pas vous faire une dissertation de philosophie, surtout que rapport à Schopenhauer je deviens rapidement soûlante, mais tout est dit et bien mieux que chez Hegel (na !).


Enfant j’écoutais ce qu'écoutaient ce qui ressemble le plus à des frangins dans ma vie : ACDC, Trust, Aerosmith…. Rejet clair et net des goûts de ma mère : Claude François, la trompette.


Ado la révélation en Angleterre : Alice Cooper dans « top of the pop ». Regard d'acier, cerné de noir, voix rocailleuse, cuir serpenté et ces mots :

« I wanna hurt you just to hear you screaming my name you’re poison running trough my veins ».

Avant Alice, Gainsbourg et Renaud, après Alice, Alice et Alice...

Alice au début des célébrissimes « school’s out » et « welcome to my nightmare » (pas les versions concert moins bonnes mais l'enregistrement d'origine). Alice et son double Steven qu'on retrouve au fil des albums.

Alice plus intime dans Lace and whiskey , entre autres, avec « you and me » ou encore « it’s me », textes intimes d'une surréaliste sincérité.

Alice classique, autant qu'il peut l'être, avec « at the end of the rainbow ».

Alice électro, pas trop...

Alice révolté Raise your fist and yell, moyen de narguer les bonnes sœurs à l'école qui ne goûtaient guère mon bracelet à clous et ma bague cercueil avec le crucifix renversé. Moyen aussi de trouver des mots à mettre sur ma révolte, toujours plus forte. J'ai survécu à cette adolescence que je ne revivrais pour rien au monde grâce à Alice et je ne la revivrais que pour la raison qui font que « poison » est si chère à mon cœur... Pour que les morts revivent, un mort en particulier, mais les morts ne revivent pas, sauf dans les mauvais films comme « Prince of darkness », ne pas rater la scène d'anthologie où Alice en personne apparaît.

Les derniers albums d'Alice ne sont pas les meilleurs de mon point de vue, il faut s'arrêter avant dragontown et attendre cet été.

Une collègue me nargue régulièrement en me racontant qu'elle a vu Alice en concert, pas moi. Mais Alice n'est pas vieux et nous finirons bien par avoir notre rendez-vous, lui et moi, un lien spécial existe entre nous.



ACDC, bien sûr, je ne sais plus qui a écrit:« il n'est pas de tragédie pour un homme qui marche », pas tout à fait faux, mais très exagéré. J'en ai fait des kilomètres avec Angus et ses potes, je mériterais d’être dans leurs roadies. Le pas commence lentement dans la tristesse ou la simple fatigue et puis le rythme opère sa magie, sans jamais faillir ! Ma démarche devient nerveuse, cette énergie gagne tout mon être, c'est une sorte de sort auquel il est inutile de résister, quelques riffs plus loin j'ai déjà ce sourire que la musique me donne... « hell bells », « highway to hell » (ma sonnerie de portable) ou encore « you shook me all night».

Je rêve de savoir-faire ce petit pas de deux que seul sait faire ce merveilleux lutin en culottes courtes...ACDC c'est une transe qui marche à tous les coups, c’est physique et ça joue sur le mental, en fait ACDC c'est l'amant parfait, c'est cette énergie... Enfin je me disperse !



Metallica bien sûr : le garage days , le black , ou le St Anger accouché dans la douleur. Si James était brun il serait l'homme de mes rêves, cette voix, celle de « nothing else matters »...le mystère des voix ovariennes m'a-t-on déjà dit... Si vous le dites !

Surtout « one », que je n'écoute plus parce que je l'aime trop et parce que je la déteste, parce qu'elle me parle des morts avant qu'ils l'aient étés. Metallica et son dernier bassiste, personnage ô combien touchant, émouvant avec ce physique pas ordinaire mais troublant. Il me fait penser à un hei tiki, une divinité anthropomorphe tutélaire source de protection et d'énergie.

Metallica et son énergie, là aussi, ses textes profonds et beaux, étranges aussi souvent. Metallica et son processus créatif fascinant à voir évoluer, sa dynamique implosive de groupe qui font de l'expérience Metallica une expérience unique et complète. Ceux là aussi il faut à tout prix que je les vois un jour sur scène.



Et puis Aerosmith, l'ovni, pas ceux des films américains qui finissent bien. Aerosmith « roots », ceux du duo avec Run DMC, ceux de nine lives, à mon goût leur meilleur album.

« Pink » que j'adore, une de mes chansons de la bonne humeur, coquine à souhait, une chanson pour l'amour. Et puis surtout « what it takes »... Si « poison » est celle des débuts, « what it takes » est celle de la fin. Je l'ai écoutée pendant un an, non-stop, tous les jours, plusieurs fois par jour. Le CD est mort sur cette piste. Des heures de « what it takes ». Je l'écoute toujours mais d'une oreille, si je l'écoute attentivement mes yeux sont humides. C'est la chanson de l'éternelle blessure qui parle de laisser partir ceux que l'on aime, et qui me parle de laisser mourir ceux que l'on aime parce qu'on les aime. Je l'ai tellement chantée ou hurlée que ma vieille super cinq doit encore en résonner dans la casse elle doit pourrir aujourd'hui.




Maria Callas, les solos sobrissimes, « la mama morta » archiconnu et archibeau. Pourquoi la Callas alors qu'il y a mieux ? Je ne sais pas mais la chair de poule dans mon dos a choisi. On n'écoute pas qu'avec ses oreilles, il y a le corps qui parle et qui dicte sa loi et ses goûts, le corps qui vibre comme un autre instrument. Parce que c’est ça pour moi la musique, cette vibration qui se transmet, qui fait que quelque chose d'animal réagi en soi. Un langage, une transe, un partage dans l'absence et pourtant un partage bien réel, et en tout cas charnel.




Après... Après ce sont plutôt des chansons qui me viennent à l'esprit.


« angel of the morning », découvert au détour d'un épisode de friends, « there’ll be no strings to bind your hands », voilà une belle promesse de petit matin, peut-on faire pus belle déclaration?


Du coup je pense à Alanis Morisette, pas franchement mon style mais j'adore ses paroles « you owe me nothing in return », qui parle d’aimer sans lien, de s'aimer sans contraindre, sans demander des comptes, d’aimer l’autre au point de le laisser vivre ce qu'il a à vivre... Un peu moins de jalousie, un peu plus d'amour, ça devrait presque être un programme politique. « 21 good reasons », si vous croisez le mec qu'elle décrit je veux bien son numéro, c'est exactement ce que je cherche... D'ailleurs faut que j'écoute son dernier album !


« J'aime regarder les filles », je ne me souviens jamais du nom du chanteur mais j'adore sa voix, chaude, rocailleuse, les paroles sont assez entêtantes et je m'étonne toujours qu'aucune femme n'ait fait la chanson adaptée pour le sexe opposé : « j'aime regarder les hommes qui marchent sur la plage... ». Cette chanson à un petit défaut elle est assez entêtante, entre le rythme et les paroles il y ait une certaine langueur pas dépourvue de nervosité pour autant, qui fait qu'on tombe assez vite sous son charme.


Et puis les iconoclastes : Jérémy Chatelain et sa « variété française »... J'aime le rythme lent et décalé, la voix posée presque indifférente, mais surtout les paroles... C'est vrai que parfois la variété française c'est vraiment « entre le rock et la Corrèze ».


Mais surtout Julien Doré et « Lolita », décalé, drôle, un vrai talent de réinterprétation je trouve. Là aussi il faut que j'écoute son dernier album !


Quelques chansons de Robbie Williams, la reprise de « somethin’ stupid » ou encore « rock DJ », un entertainer à l'américaine, avec les défauts et les qualités du genre, mais il faut le reconnaître le talent pour le faire, ce qui n'est pas si commun.




Zebda et surtout « tout semble si... » : « en tout cas si je lâche mon lasso ils seront à la porte de mon ghetto » et puis d'autres moins connues mais toutes aussi belles, au rythme nonchalant. Aux chaloupement des hanches de « tout semble si » succède le rythme plus nerveux de « double peine ». La chanson engagée, citoyenne, mais pas que… de Zebda, chansons joyeuses, nostalgiques, chansons mi-figue mi-raisin, où le mot ne l'emporte pas sur la note mais se servent mutuellement. Zebda ce n'est pas que « tomber la chemise », ni que « je crois que ça va pas être possible », même si je devrais leur verser des droits tellement je cite cette phrase, au 150ème comme au 1er degré ;-).


« Le sud » de Ferrer, la nostalgie, l'évocation des paysages familiers, d'un monde sur le point de vaciller, l'impression d'être un oiseau sur le fil... Tristesse et beauté. Le talent de Ferrrer méconnu et cantonné à son rôle de trublion, un véritable gâchis.


Les Clash bien sûr...


Et puis tant d'autres : « sorry angel », la seule que j'ai chantée, « le métèque », « la gadoue », « smooth », « blood sugar sex magic »...




Dire qu'il faudrait faire la même chose avec les livres... Parler de ce qu'on aime, et les partager, les faire découvrir, pas que dans une bibliothèque mais aussi là où les échanges peuvent se faire...




Allez et vous ?

C'est quoi vos musiques préférées ?

Quelle place a la musique vos vies ?




P. S. : ah oui ! curves a aussi des cours de néerlandais... Et oui faut quand même que je parle la langue de la DOK quand j'y serai ! Coucou Erick et Jaap j’ariiiiive !

samedi 14 juin 2008

I'm back.....

"he's back, he's the man behind the mask and he's out of control...." j'emprunte à un grand philosophe devant l'éternel: le majestueux Alice COOPER, pour annoncer quelque chose de pas majestueux du tout mon retour au blog.



Après un gaufrage en beauté dans le grand virage des mes partiels de psycho (ma faute j'avais pas tenté de faire les devoirs + une grande surprise, partagée par d'autres camarades d'infortune, ce n'est pas du tout théorico-conceptuel mais au contraire super technique) donc je jouerais encore en septembre. Après un non moins magnifique gaufrage dans la douche de l'hôtel (fatigue= chute de tension) et donc un viollissime bleu-bosse sous la plante du pied (un truc incroyable la pharmacienne a voulu voir ne soupçonnant mes talents à dépasser les limites de la médecine) et pas top pour marcher. Après consommation réglementaire de deux réglettes de macarons Ladurée (rosanis le top! cédrat le parfum manque de puissance, réglisse et fleur d'oranger restent mes préférés) et délectation du non moins savoureux Barbey d'Aurevilly tout juste ressorti des presses.....bref après toutes ces péripéties et bien d'autres je suis de retour et d'humeur musicale pour mon prochain post.



A ce sujet je tiens à préciser que je subis actuellement de fortes pressions pour aborder la question de la "nouvelle star"...ce que je ferais à ma façon les amateurs de châtaigniers, donc inutile de harceler mon blackberry...


A demain, vous m'avez manqué!

lundi 21 avril 2008

-25% ou +50%


Non il ne s’agit pas des remises que je m’apprête à faire sur mon blog (aucune activité commerciale, amis fonctionnaires souvenez vous en et pour ceux qui voudraient revoir leurs classiques voir Maître Eolas), mais plutôt de statistiques. En effet sur les CD on annonce ici ou là des baisses de -25%, en moyenne des prêts, la baisse est déjà là depuis quelques années, plus ou moins importante suivant les structures mais bon les indicateurs sont à la baisse.


Pas partout, je connais une bibliothèque qui affiche des chiffres plutôt encourageants : + 50%de prêts.


Un miracle dirons certains, non du bon boulot, juste du bon boulot. Ce qui ne veut pas pour autant dire que les autres n’en font pas, je n’y suis pas donc je ne vais pas me prononcer, mais eux font un boulot particulièrement bon.


Une fois que j’ai dit cela je ne vous ai pas dit la messe, pour ceux qui ne me connaissent pas on va juste dire que cela me serait fort difficile, donc je vais développer.



Acquisition de nouveautés sans se demander si elles relèvent de la culture « légitime », c’est-à-dire que sans pour autant acheter les œuvres complètes de la star ac’, prendre des albums d’artistes qui en sont issus et qui font un travail populaire et de qualité, ne leur pose pas de problème métaphysique majeur (point de bannissement pour une certaine tortue…).Mais pas que…


Ils font un accueil personnalisé avec des fiches de bonnes pratiques, des conseils, un suivi personnalisé des usagers, des bibliographies à la demande, des recherches aussi à la demande.




Ils font également un suivi rigoureux des collections avec des tableaux d’évaluation de leurs collections pour savoir où ils en sont de leurs acquisitions et de leurs angles morts, dans le cadre d’une politique documentaire structurée. Ils suivent leurs statistiques à l’œil, au mois, pour savoir où ils en sont de leurs activités. Ils effectuent aussi des contrôles d’état rigoureux, à chaque prêt ou retour et nettoyage au retour, resurfacage régulier en cas de besoin.


Mise à disposition des nouveautés sous des délais rapides, les retards ne s’accumulent pas, le traitement est rapide, efficace, pas de prise de tête alambiquées sur le catalogage mais importance des vedettes.


Voilà le miracle est là…


D’autres en font autant, avec moins de succès. Beaucoup en font moins je pense notamment à ceux qui persuadés de savoir quelle est la culture "légitime", j’irais presque jusqu’à dire la culture légale, comme si les autres artistes non homologués étaient de l’ordre du crime.

mercredi 2 avril 2008

Tranches de vie : le schizo parano

Les services musiques semblent attirer des individus aux profils variés, pour le moins. Là l’individu en question est affecté par ce qui doit être sans doute le plus déchirant et le plus terrible de tous les maux sur cette terre : la schizophrénie, qui en la circonstance semble doublée d’une paranoïa particulière. Je ne veux pas sous estimer les autres maladies existantes sur cette terre mais la schizophrénie est, aux dires de ceux qui en souffrent, un mal dont on ne saurait se faire une idée sauf à en souffrir soi même, décrite comme un déchirement permanent, une torture sans répit même avec les traitements qui ne procurent qu’un mince apaisement.


Celui-ci hante nos murs, selon les répits que lui procurent ses internements successifs, toujours accompagné de sa chapska (y compris l’été), et plus précisément la discothèque. Il est véritablement hanté/ habité par des préoccupations récurrentes, qui semblent s’appliquer à ses diverses personnalités/ ou communes aux diverses voix qui résonnent dans sa tête, je ne sais comment décrire ce que je ne connais pas et pour lequel je ne voudrais surtout pas manquer de respect.


L’espionnage en fait partie, avec pour obsessions les puces-espionnes, les écoutes, et tout ce qui a trait aux moyens éventuels d’espionnage [ordinateurs, livres, portiques antivol (enfin c’est un des moyens qu’il recense)….]


Par ailleurs chaque fois que je le croise je suis en service public, prêt ou retour, et les ordinateurs rament, ce qui arrive souvent, et chaque fois nous avons la même conversation étrange et familière :


« - je suis désolée mais c’est un peu long les ordinateurs aujourd’hui, on a des petits soucis de serveur… »

« - y’a des foetus congelés dans l’ordinateur, c’est pour ça que c’est long…»

« - ah bon vous croyez ? Non je pense que c’est juste que nos serveurs sont un peu vieux et ils fatiguent »

« - non, non je vous assure il y a des foetus congelés dans votre ordinateur c’est pour ça que c’est long, ils s’en servent pour nous espionner… »

« - vous croyez ? Ça m’étonne un peu parce que ce que nous faisons n’est pas intéressant au point qu’on nous espionne, vous savez les disques c’est quand même pas un sujet sensible… »

« -si, si ils nous espionnent jusque dans les bibliothèques, pourquoi vous croyez que ça sonne ? C’est parce qu’ils nous ont mis des puces dedans ! »

« - euh non pas vraiment c’est dans les livres et les CD qu’on met des antivols, vous savez pour pas qu’on nous les vole, c’est ça qui sonne, pas vous, ni les autres lecteurs. »

« - non vous avez rien compris, dit il en s’emballant, ils nous espionnent et y’a des foetus congelés dans les ordinateurs, vous êtes naïve ou vous en faites partie ? »

Histoire de pas donner du grain à moudre à ses soupçons, si jamais il attend après moi pour alimenter ses théories, j’abonde dans son sens par un :

« - ah oui si vous le dites….ça doit être vrai… »


Je le regarde partir en me demandant quelle somme de souffrances, de solitude, d’errances peut être sa vie. Souvent aussi je me dis que la limite entre la folie et la « normalité » doit être bien mince et me demande ce qui a pu le faire basculer dans cet univers, la raison ne saurait être simple, sans doute plusieurs facteurs se sont conjugués pour faire que son esprit bascule.


J’ai une grande tendresse pour ce personnage, qui me donne le sentiment plus particulier, mais peut être à tort, de l’utilité de mon métier, de sa dimension sociale…j’aime à le voir franchir nos portes et quand je ne le vois pas d’un moment je pense à lui, pas sans peine mais pas sans une certaine tendresse non plus…il arrive assez souvent qu’il me manque.

mardi 4 mars 2008

Tranches de vie : le célèbre pianiste

La petite dame s’avance et demande timidement un disque d’un célèbre pianiste dont le nom a un c ou un k, elle ne se souvient plus très bien. Le collègue, pianiste lui-même de son état parallèle à celui de professionnel du disque, se lance dans une recherche mentale rapide, j’assiste à la scène décidant qu’il n’est jamais trop tard pour s’instruire et découvrir autre chose qu’Alice Cooper. Le collègue commence à citer des noms :

- Ciccolini ?

- non

- Kissing ?

- non

- Katsaris ?

- non

- Sokolov ?

- non

- Casadesus ?

- non

Je vous passe la longue énumération, disons qu’au bout de 5mn le collègue est un peu à court de noms à soumettre à la gentille petite dame, qui tout d’un coup se souviens :

- ah oui Clayderman c’est cela Clayderman ! vous avez ?....